DE LA DESTRUCTION
du 28 avril au 7 juillet 2012
Bombardements, incendies, séismes – tels sont les thèmes abordés par Myriam Bucquoit dans cet ensemble de peintures récentes*. Ou plutôt les conséquences de ces catastrophes : architectures ruinées ou calcinées, sites dévastés, désormais vides de toute présence humaine, sans références à des événements ou à des lieux précis. Toute expression tragique est évacuée dans ces œuvres qui ne sont, suivant le précepte richterien, « ni un spectacle ni une illustration ». Seules demeurent, dans un registre restreint de couleurs mates, des visions de paysages immobiles et silencieux, fantômatiques, dans un sentiment de temps suspendu.
Quelque chose comme un début d’éternité.

